Analyse des résultats du deuxième trimestre 2021

Les résultats nationaux ont bénéficié sur le mois de juin d’une aide importante de la part de la CPAM des Flandres qui nous a apporté 2 500 questionnaires supplémentaires sur la région Hauts-de-France. Cet apport est très important pour Handifaction et nous remercions tout particulièrement les Flandres de cet effort.

Dans ces 2 500 questionnaires, nous avons constaté cinq grands manques de population par rapport au profil habituel de nos résultats :

  • Pas de questionnaires reçus pour les personnes de moins de 18 ans ;
  • La population des 19 à 45 ans s’est limitée à 19 % au lieu de 35 % ;
  • Une très forte part de gens entre 46 et 65 ans, à 71 % au lieu de 36 % ;
  • Nous n’avons pas de réponses de la part des personnes vivant en établissement, 1 % à la place de 9 % ;
  • Nous n’avons pas de questionnaires des personnes qui vivent en milieu ordinaire accompagnées par le médico-social, à 1 % au lieu de 23 %.

L’ensemble de ces manques ont transformé nos résultats nationaux de manière sensible car les populations manquantes sont les plus impactées par les difficultés d’accès aux soins.

Les résultats présentés ce trimestre tiendront donc compte de l’apport des nouveaux questionnaires pour la région des Hauts-de-France, et pour la comparaison des autres régions avec les chiffres nationaux.

Evolution du taux de personnes soignéesCompte tenu des résultats de la région des Hauts-de-France, les résultats nationaux concernent 6 673 réponses et font apparaître un nombre en diminution à 33 % de personnes non soignées, au lieu de 39 % le trimestre dernier.

Parmi tous les répondants, la part de la population des moins de 45 ans a été sensiblement réduite (52 % au lieu de 90 %).

Celle des personnes possédant un médecin référent a quant à elle sensiblement augmenté pour atteindre 59 % (au lieu de 38 %).

La part des personnes accompagnées en établissement ou en milieu ordinaire avec un accompagnement médico-social a baissé sensiblement et représente 21 % (au lieu de 30 %).

Le taux de refus de soin reste très élevé et atteint aujourd’hui 20 %. Les lieux de refus restent massivement en ville chez les spécialistes (47 %), dans les services hospitaliers (30 %) et chez les généralistes (15 %).

Les lieux de soin les plus fréquentés sont les généralistes, qui continuent leur progression à 25 %. Les services hospitaliers atteignent 21 %, en revanche la fréquentation des urgences a été divisée par deux et atteint aujourd’hui 14 %.

Sur ce dernier trimestre, et particulièrement en mai et en juin, la part des soins liés au COVID-19 a été divisée par deux. En parallèle, on voit apparaître la vaccination contre le COVID-19 qui atteint près de 10 % des soins prodigués.

L’acceptation de l’accompagnement continue de progresser pour atteindre 70 %. La prise en compte de la douleur progresse elle aussi à 40 %.

Enfin, le taux d’attente dans les services d’urgences a considérablement baissé pour arriver à 2 heures et 10 mn.

On notera par ailleurs que 25 % des personnes ont abandonné tout ou une partie de leurs soins, et ce pour 4 raisons principales :

  • Je n’ai pas trouvé de soignant qui m’accepte pour 36 % ;
  • Je n’ai pas trouvé d’accompagnant(e) ou mon accompagnant(e) n’était pas disponible pour 33 % ;
  • Je n’ai plus envie de me soigner car c’est trop difficile pour 20 % ;
  • Je n’ai pas trouvé de moyen de transport pour 7 %.
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Nous vous donnons rendez-vous en octobre prochain pour la publication de nos résultats du troisième trimestre 2021.

Nous vous proposons désormais de vous inscrire à un rappel régulier à répondre au questionnaire, afin de vous aider à signaler chacun de vos soins ou chacunes de vos difficultés d'accès aux soins. Nous vous rappelons que votre e-mail n'est utilisé que dans ce but et n'est pas lié aux questionnaires que vous remplirez, qui restent entièrement anonymes.

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Que faire en cas de refus de soins d’une personne en situation de handicap ?

Le refus de soin est illégal. Une personne vivant avec un handicap ne peut se voir refuser des actes ou consultations par un professionnel de santé pour des raisons discriminatoires. Ces dernières années, des avancées ont été réalisées pour améliorer l’accès aux soins des personnes en situation d’invalidité, que l’on parle d’un handicap moteur, mental ou psychique. Toutefois, certains praticiens sont encore réticents à prendre en charge des patients qu’ils estiment plus contraignants. De ce fait, que faire en cas de refus de soins ? Il est désormais possible de mener des actions pour défendre vos droits ou ceux de vos proches.

S’informer de ses droits et préparer la réponse

La continuité des soins n’est pas assurée ? Les délais de rendez-vous semblent démesurément longs ? Possiblement, on se trouve dans une situation condamnable de refus de soins. Ces pratiques ne doivent plus rester sans réponse. Aujourd’hui, plusieurs actions sont possibles pour défendre les droits des personnes en situation de handicap.

Pour répondre à la question que faire en cas de refus de soins il faut tout d’abord, se renseigner auprès de la Caisse d’Assurance Maladie pour s’informer de ses droits. Que ce soit sur le web (ameli.fr) ou en se déplaçant dans les agences, une information complète vous sera dispensée. En parallèle, lorsque vous constatez un potentiel refus de soins, il faut se faire détailler la raison officielle du refus, par le praticien ou bien son secrétariat. Dans l’idéal, avant toute action, il est nécessaire de recueillir des informations pour alimenter vos démarches. Par exemple, obtenir la confirmation par d’autres victimes des pratiques du médecin, ou bien prouver la volonté d’ostraciser le patient (horaires improbables, multiples refus…).

Quels recours en cas de refus de soins pour une personne vivant avec un handicap ?

Il est essentiel de se faire aider par des organismes ou associations habitués à ce genre de discrimination.

Pour commencer, Il est nécessaire de se mettre en relation avec la Caisse d’Assurance Maladie (CPAM). Une réclamation officielle avec une trace écrite doit être produite. En parallèle, le Conseil de l’Ordre du professionnel mis en cause doit être informé de la situation. De la même manière, on rédige un courrier qui attestera de votre démarche, tout en permettant de préciser clairement votre pensée et d’exposer les faits. Enfin, il est conseillé de prévenir la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence de la Répression des Fraudes).

Plus récemment, fin 2020, un décret a été voté pour la création d’une procédure de conciliation et de sanctions afin de punir le refus de soins dit « discriminatoire ». Ce nouveau dispositif législatif doit faciliter la défense des victimes, que ce soit pour une discrimination liée à un handicap ou à un statut social. Cette procédure aboutie à la réunion des représentants de l’ordre médical concerné et de la CPAM. Cette commission statue sur la véracité du refus de soins. Ce nouveau dispositif législatif doit accélérer les procédures et valider le respect des chartes de déontologie des professionnels de santé.

Sources utilisées :
Complementaire-sante-solidaire.gouv.fr
https://www.faire-face.fr/2020/10/14/acces-aux-soins-un-nouveau-moyen-daction-en-cas-de-discrimination/

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Handicap : rendre les soins dentaires accessibles

L’hygiène bucco-dentaire des personnes en situation de handicap est un sujet complexe. Obtenir une qualité de soins optimale est un vrai défi, indépendamment des difficultés inhérentes aux types de pathologies. Pour profiter d’une parfaite santé bucco-dentaire, il faudra pourtant contourner des obstacles : l’accessibilité physique des cabinets, la prise de rendez-vous, le prix élevé des actes… Pourtant, la santé dentaire est fondamentale pour l’intégration de la personne en situation de handicap. L’enjeu est à la fois d’ordre médical, mais aussi social.

Un accès aux soins dentaires plus compliqué

Les chiffres le prouvent : l’accessibilité aux soins bucco-dentaires pour les personnes vivant avec un handicap est plus compliquée, alors même que les risques de problèmes dentaires sont pourtant plus élevés, notamment chez les enfants.

Généralement, une tierce personne s’occupe du brossage de dents de la personne à l’autonomie limitée. L’efficacité ne peut donc être la même. Il est ainsi logique que le brossage soit moins efficient au quotidien, avec à termes des conséquences sur la santé bucco-dentaire. Par ailleurs, les personnes souffrant de handicap, enfants comme adultes, éprouvent de grandes difficultés à obtenir un rendez-vous : consultations plus longues, actes techniquement contraignants, les cabinets dentaires rechignent parfois à accepter de nouveaux patients, notamment ceux souffrant de pathologies lourdes. Outre l’aspect sanitaire, ne pas bénéficier d’une qualité de soins dentaires minimum entraîne des conséquences sociales indéniables. Dentition imparfaite, mauvaise haleine… Pourtant, pour conserver une vie la plus normale possible, un beau sourire est un atout majeur.

Une meilleure cotation pour une meilleure prise en charge

La nouveauté date d’avril 2019. Afin d’améliorer la qualité des soins dentaires pour les personnes vivant avec un handicap, les dentistes peuvent désormais obtenir un bonus supplémentaire de 100€ auprès de l’Assurance Maladie et des mutuelles. On parle ici de patients avec de lourdes pathologies. L’objectif est de permettre au praticien de prendre le temps nécessaire pour des actes de qualité. Cette initiative doit également permettre de réduire les délais pour obtenir un rendez-vous, aujourd’hui statistiquement plus longs que pour une personne sans handicap.

Un encadrement personnel et médical mieux formé

Le traitement de personnes en situation de handicap, notamment celles souffrant de déficiences mentales, nécessite un effort de formation. Pour dialoguer et instaurer un climat de confiance, une préparation spécifique préalable est tout indiquée. Cependant, la question de la formation n’est pas la problématique des seuls chirurgiens-dentistes. On le sait, une bonne hygiène buccale passe avant tout par des soins préventifs au quotidien. A ce titre, le cercle proche (famille, aidants) peut se voir dispenser des formations sur les gestes fondamentaux de la santé bucco-dentaire. En parallèle, L’UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-dentaire) propose des programmes destinés au personnel soignant et encadrant (aide-soignant, infirmier) afin d’améliorer la prise en charge des personnes en situation de handicap. L’adoption des bons protocoles d’hygiène, adaptés selon les pathologies et l’âge du patient, sont au cœur du dispositif : une parfaite hygiène bucco-dentaire passe avant tout par la qualité des actes du quotidien.

Sources utilisées :
https://www.dentaly.org/soins-dentaires-handicap/#Les_obstacles_a_la_prise_en_charge_de_la_sante_bucco-dentaire_des_personnes_handicapees
http://www.ufsbd.fr/wp-content/uploads/2020/09/GUIDE-HANDICAP_VF-200720.pdf
http://www.ufsbd.fr/wp-content/uploads/2020/09/Handicap_Pages-de-Catalogue-Formation-DEPENDANCE_230720.pdf
https://informations.handicap.fr/a-soins-dentaires-et-handicap-galere-guide-pour-agir-13214.php

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Handicap et soins infirmiers : les difficultés de traitement

Accompagner les personnes en situation de handicap n’est pas chose aisée. Que la déficience soit mentale ou physique, le professionnel de santé doit appréhender la situation en connaissant bien la pathologie ou les conséquences du handicap. Mais ce n’est pas tout, développer des qualités humaines améliore le travail au quotidien. Une grande difficulté de traitement ne doit pas empêcher une approche aussi professionnelle qu’humaine. Sur le terrain, des incompréhensions peuvent apparaître avec pour conséquence une moins bonne prise en charge.

Quelles inquiétudes pour le personnel soignant ?

Séances ou consultations plus longues, actes délicats : pour des personnes en début de carrière, s’occuper de personnes en situation de handicap peut faire peur. De plus, il faut connaître parfaitement les protocoles de soins. Lorsque les professionnels exercent dans une zone où ils ont la possibilité de choisir leur patientèle, il s’avère compliqué de trouver un professionnel expérimenté et volontaire, on trouve notamment l’exemple avec les soins infirmiers et le handicap. Par ailleurs, les professionnels libéraux auront tendance à travailler avec une grande amplitude horaire. Venir trop tôt ou trop tard, en bordure de journée, peut être inadapté à leur situation. Enfin, l’absence de cotations prenant en compte la difficulté des actes opérés peut décourager les infirmiers libéraux.

Outre le temps et les difficultés de traitement, le rôle des aidants doit être intégré et compris par l’infirmier. Les enfants, le conjoint, un ami : l’apport des aidants lors d’un soin infirmier est un atout, que ce soit sur la compréhension du patient que sur la connaissance de la pathologie. Ils discernent parfaitement les réactions du patient, son langage corporel qui peut en dire beaucoup sur son état. Pour un professionnel en début d’exercice, l’intégration d’un tiers dans la relation soignant / patient peut-être mal vécue. Pourtant, la complémentarité du binôme aidant / soignant est fondamentale au bien-être du patient, créant une relation de confiance. De plus, ils apportent des conseils bienvenus, notamment au début de la prise en charge.

Former une équipe autour du patient

Les aidants et les infirmiers ne sont pas les seules personnes qui interviennent régulièrement. Un cercle se forme autour de la personne en situation de handicap : la famille, les infirmiers, mais aussi tous les praticiens spécialisés (kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue…).

La collaboration est le maître mot : il faut la volonté commune de réaliser des soins respectant l’intégrité et le bien-être de la personne vivant avec un handicap. La communication est également centrale. Elle permet de diffuser des informations sur l’état de santé, les progrès éventuels ou les problèmes apparus.

Soin infirmier et handicap : continuer l’effort sur la formation

Accompagner une personne en situation de handicap nécessite des réflexes, une manière d’agir et de communiquer adaptée. L’effort sur la formation des soignants doit être encore accentué. Ces dernières années, la charte Romain Jacob a amélioré sensiblement le niveau d’accompagnement des acteurs de la santé. Il reste cependant du travail pour que les soins sur les personnes handicapées ne soient plus source d’appréhension pour les infirmiers et spécialistes.

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Découvrez les questions « flash »

L’association Handidactique collecte des données, via l’outil Handifaction, auprès de personnes vivant un handicap sur leurs conditions d’accès aux soins. Véritable outil de démocratie sanitaire, le questionnaire Handifaction permet aux personnes vivant avec un handicap d’indiquer après chaque acte de soin leur satisfaction et signaler leurs difficultés à travers des questions générales, communes à tous les répondants, mais aussi par des sous questions, spécifiques à chaque parcours de soins.

La souplesse du questionnaire nous permet aussi d’intégrer des questions d’actualité qui mettent en avant des faits pouvant affecter l’accès au soin de nos répondants, comme nous l'avons fait l'année dernière avec les questions liées à la Covid-19.

Aperçu d'une question flashAfin de poursuivre ce travail, nous introduisons aujourd'hui des questions "flash", dont l'existence sera éphémère et dont le but sera de fournir un regard précis sur une question spécifique.

Elles auront vocation à compléter les données recueillies par notre questionnaire ou de proposer un sujet qui n'aurait pas été abordé jusqu'à présent.

Elles sont facilement identifiables par leur code couleur, sur fond bleu foncé, et leur icône : .

C'est dans le cadre d'un partenariat entre l’association Handidactique et la Caisse Nationale d’Assurance Maladie que nous vous proposons une première question "flash", qui nous permettra de mieux identifier le parcours de soin des personnes vivant avec un handicap auprès des spécialistes en ville.

Répondez dès aujourd'hui au questionnaire Handifaction et contribuez à l'amélioration de l'accès aux soins des personnes vivant avec un handicap !

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Analyse des résultats du premier trimestre 2021

Découvrez dès aujourd'hui les résultats complets du baromètre en téléchargeant l'application mobile pour smartphones iPhone et Android.

Le premier trimestre 2021 est marqué par une période évidemment difficile pour l’accès aux soins en général. Si les deux premiers mois de l’année ont vu la qualité de l’accès aux soins comme le nombre de nos répondants progresser, le mois de mars s’est montré plus compliqué, notamment en raison des restrictions sanitaires successivement mises en place.

Pour la première fois dans nos mesures, malgré tout, nous atteignons à l’échelle nationale un taux de 60,8 % de personnes soignées. Avec 5 683 questionnaires recueillis, soit 1 300 de plus qu’au trimestre précédent, nous nous réjouissons de cet intérêt croissant pour le questionnaire Handifaction et remercions chacun des répondants pour leur participation à notre outil qui s’inscrit pleinement dans son but de démocratie sanitaire.

Chacune des régions a vu son nombre de répondants progresser. Comme l’on a pu le voir par le passé sur certains départements, cette augmentation s’accompagne d’une augmentation de leur taux d’accès aux soins. Ce lien entre nombre de répondants et qualité de l'accès aux soins montre une implication toujours plus importante des régions dans l’amélioration de l’accès aux soins des personnes vivant avec un handicap. Cela est notamment permis par des départements moteurs, qui montrent l'exemple dans chaque région.

Malgré une période toujours particulièrement difficile, les progrès dans l’accès aux soins continuent de se faire ressentir. Tous les acteurs du soin et de l’accompagnement ont témoigné d’un engagement marqué concernant les soins liés à la Covid-19, qui représentent désormais plus d’un acte de soin sur 5, et qui ont pu être correctement effectués à hauteur de 70,5 % (contre 52,1 % au trimestre précédent). Les médecins généralistes restent de plus en première ligne avec plus de 35 % des actes de soin.

On peut également noter que la crise n’a pas fait faillir le bon taux de soin des personnes vivant avec un handicap en établissement social ou médico-social, et c’est dans le milieu ordinaire, parmi les personnes vivant seules ou en famille, que le manque d’accès aux soins s’est fait le plus cruellement ressentir.

En ce qui concerne la globalité de la population, nous pouvons remarquer une nette amélioration du taux d’abandons de recherche de soin (qui passe de 25,4 % à 22,5 %) malgré un taux de refus de soin stable (qui passe de 18,8 % à 18,7 %). Un progrès se fait néanmoins attendre dans la conjugaison du soin et de l’accompagnement, puisqu’un abandon de soins sur 2 est dû à un défaut d’accompagnement.

Chaque catégorie de soignant a progressé dans son acceptation de l’accompagnement et dans les explications données sur les soins, ce qui constitue une amélioration fondamentale pour les personnes vivant avec un handicap pour lesquelles c’est un souhait majeur et récurrent.

Seule la prise en compte de la douleur continue de baisser (à 26,8 %, contre 27,6 % au trimestre précédent), surtout pour les personnes vivant avec des handicaps intellectuels, cognitifs et psychiques. Ces personnes se révèlent être délaissées et ont toujours beaucoup de mal à se faire soigner et ce quel que soit le type de soignant et les différents lieux de soins considérés.

Nous vous donnons rendez-vous en juillet prochain pour la publication de nos résultats du deuxième trimestre 2021.

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Les différents types de refus de soins des personnes vivant avec un handicap

Le refus de soin pour les personnes en situation de handicap peut prendre plusieurs formes. Légalement, nul ne peut refuser l’accès aux soins à une personne, qui plus est pour des motifs discriminatoires liés à son handicap. Certes, il existe des cas particuliers pour lesquels une justification juridique est possible : trop de patients en attente, violences et menaces, distances pour les libéraux qui se déplacent... Ces cas isolés n’altèrent en rien la volonté commune, celle du respect de la déontologie assurant à chaque individu un accès total au système de santé.

La matérialisation du refus de soin

Dans la loi, un handicap est notifié clairement comme ne pouvant entrainer un refus de soins, au même titre que l’orientation sexuelle, l’âge ou encore les opinions politiques. Dans les faits, on constate pourtant des entorses à cette règle. De manière plus ou moins latente, pas toujours exprimée clairement, des praticiens peuvent être tentés de ne pas s’occuper de patients.

Un exemple ? Le praticien peut réorienter à plusieurs reprises le patient en situation de handicap vers un autre confrère, sans raison concrète ni justification. Ce cas de figure est encore assez commun en ville, avec des cabinets fortement fréquentés sans besoin de nouveaux patients.

Le refus de soigner peut également prendre la forme d’un rendez-vous programmé dans des délais exceptionnellement longs, afin de décourager la personne ainsi discriminée. Dans le même esprit, on peut se voir proposer des rendez-vous inhabituels, à des moments de la journée que l’on qualifiera de plus exigeants, très tôt ou très tard. Dans les cas les plus graves, le praticien peut tout simplement refuser le rendez-vous, sans délais ni motifs viables. L’absence de rappel téléphonique après plusieurs messages peut également constituer une matérialisation de cette absence d’assistance médicale.

Les principaux motifs du refus de soins aux personnes vivant avec un handicap

La récente étude menée avec l’Assurance Maladie évoque les motifs les plus fréquents de ce rejet. « On n’a pas voulu de moi ! » est la terrible réponse exprimée majoritairement. On peut parler ici de refus direct, évidemment interdit par la loi sans motif valable.

Ensuite, on retrouve les délais d’obtention d’un rendez-vous, supérieurs à 6 mois.  Puis, viennent les raisons économiques, avec des soins annoncés comme trop coûteux pour réduire à néant la volonté de se soigner. Par ailleurs, de nombreuses personnes interrogées sont incapables de déterminer le motif exact du refus : on évoque un lieu fermé ou une raison inconnue... Enfin, de manière assez inexplicable en 2021, l’accessibilité du lieu est une raison mentionnée, malgré les recommandations et lois actuellement en vigueur.

Parmi les professions les plus mises en cause, on trouve les médecins spécialistes basés en ville (ophtalmologues, dentistes…). Les hôpitaux et les soins à domicile, bien que cités, apparaissent dans de plus faibles proportions. Rien d’étonnant donc que 41% des personnes interrogées aient reçu leurs soins dans des établissement hospitaliers. Malgré des avancées, il reste encore du travail pour que la Charte Romain Jacob soit parfaitement acceptée et appliquée par tous.

Pour aider dans notre action d’accès aux soins aux personnes handicapées, participez à notre questionnaire pour impliquer les personnes handicapées dans la défense de leurs intérêts et améliorer la collecte de données.

 

Sources utilisées :
https://www.ameli.fr/medecin/actualites/parcours-de-soins-les-personnes-en-situation-de-handicap-temoignent-de-leurs-difficultes
https://www.complementaire-sante-solidaire.gouv.fr/fichier-utilisateur/fichiers/fiche-refussoins-num-21_09_18_0.pdf
https://www.conseil-national.medecin.fr/medecin/devoirs-droits/discriminations-soins

Le droit d’accès aux soins pour les personnes vivant avec un handicap

Depuis de nombreuses années, l’accès aux soins des personnes en situation de handicap constitue un enjeu majeur pour le secteur médical. Sujet récurrent, il n’en reste pas moins sensible et complexe. Ministère après ministère, chacun essaie d’apporter sa pierre à un édifice pour l’accès aux soins des handicapés mais cela reste encore instable. En effet, même si des améliorations ont déjà eu lieu, la réalité du terrain laisse encore apparaître des différences sensibles avec les parcours de soins classiques.

Qu’est-ce que le droit d’accès aux soins des personnes handicapées ?

Dans la loi française, nul ne peut faire l’objet d’une discrimination dans le cadre de la prévention et de la réalisation des soins médicaux. L’accès aux soins des handicapés est un droit établi législativement, que ce soit pour les personnes en difficultés économiques ou physiques. Obtenir des rendez-vous, pouvoir se soigner décemment, être accueilli de manière convenable… Tout ceci n’est pas un privilège, mais une mission que la société s’est confiée. Pour chaque patient, l’accès aux soins est un droit fondamental, au même titre que le respect de la dignité, la liberté de choisir son praticien ou encore le secret médical.

Accéder à une qualité de soins standard est un enjeu majeur pour les personnes vivant avec un handicap. Plus que pour tout autre, il est vital de bénéficier d’un niveau et d’une fréquence de soins adaptés à leur handicap. Se rendre à des rendez-vous peut s’avérer déjà assez contraignant, inutile que les acteurs du système médical les freinent dans leur volonté de se soigner. Le taux de mortalité des personnes en situation de handicap est plus élevé, les pathologies plus nombreuses : pour que la solidarité d’état fonctionne, chacun doit faire les efforts nécessaires. Aux praticiens, il est donc demandé d’accorder à tous les mêmes chances dans le parcours de soins.

Renforcer l’accès aux soins aux handicapés et à la prévention, une démarche permanente

Favoriser l’accès aux soins pour les personnes handicapées a un impact direct sur leur qualité de vie. Régulièrement, les élus et associations doivent intervenir pour faire avancer la situation. Un axe de travail se distingue particulièrement : aujourd’hui encore, l’obtention d’un rendez-vous avec un spécialiste est compliquée, notamment en centre-ville. Sans vouloir stigmatiser, on sait par exemple que les rendez-vous dentaire ou dans un cabinet d’ophtalmologie sont assez compliqués à obtenir. Aujourd’hui, le recours à l’hôpital publique est donc massivement utilisé pour combler ce manque. Cette situation n’est pas acceptable, notamment aujourd’hui en période de Covid. Elle sature les hôpitaux et complique le parcours de soins.

A ce titre, une initiative nommée forfait santé est expérimentée depuis juillet 2020. L’idée est de donner aux établissements médicaux-sociaux des fonds couvrant les dépenses parallèles à l’accompagnement des patients vivant avec un handicap. L’objectif est qu’il soit encore possible de se soigner en centre-ville. Mené par le Ministère à l’époque dirigé par Agnès Buzyn, l’idée directrice consistait à revoir le périmètre de soins des établissements et services médico-sociaux pour les personnes handicapées. Résultats dans quelques mois !

Pour aider dans notre action d’accès aux soins aux personnes handicapées, participez à l’enquête Handifaction pour impliquer les personnes handicapées dans la défense de leurs intérêts et améliorer la collecte de données.

Sources utilisées :
https://www.lemediasocial.fr/esms-pour-personnes-handicapees-un-forfait-sante-experimente_geo4jH
https://handicap.gouv.fr/presse/communiques-de-presse/article/agnes-buzyn-et-sophie-cluzel-prevoient-la-mise-en-oeuvre-des-2020-de-mesures

Analyse des résultats du quatrième trimestre 2020

Découvrez dès aujourd'hui les résultats complets du baromètre en téléchargeant l'application mobile pour smartphones iPhone et Android.

Pour introduire l’analyse de ce quatrième trimestre 2020, il est important de signaler que pour la première fois il ressort du baromètre handifaction un taux de personnes soignées qui dépasse les 58 %.

 

Taux de soin effectué: 55,9% au premier trimestre,57,7% au deuxième, 56,8% au troisième et 58,1% au quatrième

Cette amélioration est accompagnée aussi d’une baisse du nombre de refus (18,8 % contre 22,2 % au trimestre dernier).

Taux de refus de soin: 19,9% au premier trimestre,17,7% au deuxième, 22,2% au troisième et 18,8% au quatrième

 

En revanche, si le refus de soin est en diminution, celui-ci reste important chez les généralistes (24 %), et même très important chez les spécialistes (33,8 %) et au niveau des services hospitaliers (23,6 %).

On notera une légère augmentation des refus de soin au niveau des services d’urgence.

Les lieux de refus sont répartis comme suit :33,8% chez les spécialistes, 24% chez les généralistes, 23,6% dans les services d'hôpitaux, 8,4 % en maison de santé de proximité et 6,2% aux urgences des hôpitaux

 

Dans cette période difficile, la demande s’est portée principalement sur les soins liés à la Covid-19 (17,4%), aux soins du handicap (16,2%), aux soins habituels (14,9%) et pour une maladie connue (14,3%).

Pour les types de soins effectués, il y'avait : 17,4% de soins liés à la Covid, 16,2% de soins liés au handicap, 14,9% de soins habituels, 14,3% de soins pour une maladie connue, 7,9% de soins pour une maladie des autres parties du corps , 6,4 % de soins psychologiques ou psychiatriques , 6% de soins des dents, 5,5% des soins urgents et 4,6% de rééducation

 

Ce dernier trimestre a été marqué par un taux très élevé d’abandon de recherche d’un soignant (25,4 %). Afin d’approfondir l’étude de ce problème, nous avons réintégré une question concernant les raisons de ces abandons, que nous avions déjà testé et que nous proposons désormais avec de nouvelles réponses possibles. Ainsi, depuis le 30 novembre dernier, les raisons majeures de ces abandons sont :

  • Je n’ai plus envie de me soigner car c’est trop difficile (26,4 %) ;
  • Je n’ai pas trouvé d’accompagnement (43,7 % cumulés) ;
  • Je n’ai pas trouvé de soignant qui m’accepte (23,3 %).

 

Si la situation générale s’est améliorée, elle reste particulièrement difficile pour les personnes vivant avec un handicap psychique, cognitif et intellectuel.

On notera aussi que dans les soins abandonnés, les soins de rééducation sont en augmentation (22,5 % contre 18,7 % au trimestre dernier) faute d’accompagnement et de professionnels disponibles.

On constate, que les tests pour le dépistage de la Covid-19 ont été réalisés à 65 % dans les centres hospitaliers. Les personnes positives à la Covid-19 ont été soignées à 45 % en établissement, 37 % à domicile et 17 % à l’hôpital.

Sur le plan qualitatif, on notera à l’échelon national une bonne progression de l’acceptation de l’accompagnement (77,7 % contre 72,8 % au trimestre dernier)) et un taux de réponse aux questions presque égal à 50 %.

Cependant, la prise en compte de la douleur reste à un niveau bas. En effet moins de 30 % des personnes vivant avec un handicap estiment que les soignants ont tenu compte de leur douleur.

L’accueil des personnes vivant avec handicap aux urgences a été bien noté au cours de ce trimestre, surtout en ce qui concerne les tests ou les soins liés à la Covid-19.

Carte de France du taux de soin par département du dernier trimestre de 2020

 

Tous les départements qui ont progressé dans le nombre de répondants au questionnaire ont vu leur taux de personnes soignées dépasser les 50 %. Cette augmentation est visible dans au moins 35 départements.

Analyse des données des soins liés à la Covid-19.

Le baromètre Handifaction s’engage depuis mars dernier dans l’étude de l’impact de la pandémie de Covid-19 dans l’accès aux soins des personnes vivant avec un handicap.

La situation rend cet accès aux soins compliqué pour chacun d’entre nous, et les patients vivant avec un handicap, qu'il soit physique, psychique ou mental, font face à de nombreux obstacles pour accéder aux parcours de soins, sans procédure spécifique d’accès aux tests, sans dispositif d’accompagnement pour les personnes isolées, ou encore sans suivi particulier des malades.

À cet effet, nous avons intégré en septembre dernier le choix de réponse de Soins liés à la Covid-19 dans les questions concernant les soins effectués et les soins refusés ou abandonnés.

Nous vous présentons aujourd’hui une sélection d’analyses des données recueillies entre le 19 septembre et le 30 octobre 2020.

 

24,4 % de demande de soins liés à la Covid-19

Nous pouvons d’abord remarquer que les soins liés à la Covid-19 représentent 24,4 %, ce qui les place directement en première position des demandes de soins. Cette importance est à remettre en perspective de forte croissance de la maladie durant cette période, qui a mené au confinement récent.

 

Pour tous les répondants, 40,5 % de personnes non soignéesPour les personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, 57 % de personnes non soignées

On remarque néanmoins que 57 % des personnes vivant avec un handicap n’ont pas eu la possibilité d’accéder à des soins liés à la Covid-19, se traduisant par des refus ou des abandons de soins. Ce chiffre est nettement supérieur au taux de 40,5 % qui concerne la totalité des répondants et des types de soins demandés.

 

Pour tous les répondants, 23,3 % ont subi un refus de soin, 20,7 % ont abandonné faute de soignantPour les personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, 21,4 % ont subi un refus de soin, 36,4 % ont abandonné faute de soignant

C’est ce que l’on remarque également à travers ces autres chiffres, qui nous montrent que 36,4 % des personnes vivant avec un handicap ont abandonné leur soin faute d’avoir pu trouver un soignant, et que 21,4 % ont subi un refus de la part d’un lieu ou d’un soignant.

 

Pour les personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, 46,3 % ont effectué leurs soins aux urgences, 28,8 % en ville, chez un médecin généraliste, 14,2 % à domicile

Nous pouvons noter que 46,3 % des soins liés à la Covid-19 sont effectués aux urgences, bien loin devant les autres lieux de soins disponibles, confirmant la saturation des services hospitaliers durant cette période, avec une capacité d’accueil en réanimation qui était déjà occupée à plus de 60 % au 30 octobre (selon les données Santé Publique France rapportées par covidtracker.fr).

 

Pour les personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, 32,4 % vivent en milieu ordinaire seuls, 31,2 % vivent en milieu ordinaire dans leur famille, 28,7 % vivent en milieu ordinaire avec un accompagnement médico-social          Pour les personnes ayant pu bénéficier de soins liés à la Covid-19, 37,8 % vivent en milieu ordinaire dans leur famille, 30,9 % vivent en milieu ordinaire seuls, 17,2 % vivent en établissement médico-social, 14,1 % vivent en milieu ordinaire avec un accompagnement médico-social

Il est également intéressant d’observer le profil des répondants ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, dont 92,3 % vivent en milieu ordinaire. Les résidents d’établissements médico-sociaux ont bénéficié d’un meilleur accès aux soins et représentent 17,2 % des personnes ayant pu effectuer leurs soins.

 

Pour les personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, 22,5 % ont un handicap psychique, 20,6 % ont un handicap moteur, 14,2 % ont un handicap intellectuel, 10,9 % ont un handicap auditif          Pour les personnes n'ayant pu trouver de soignant pour des soins liés à la Covid-19, 35,9 % ont un handicap psychique, 18,3 % ont un handicap moteur, 13,2 % ont un handicap intellectuel, 10,6 % ont une maladie invalidante

Toujours parmi ces répondants, on observe que les personnes vivant avec un handicap psychique représentent 35,9 % de celles qui n’ont pas pu effectuer leurs soins, alors qu’ils ne sont que 22,5 % dans l’effectif total de celles ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19.

Ce chiffre souligne la grande discrimination dont souffrent les personnes vivant avec un handicap psychique dans leur parcours de soin, puisque comme le souligne notre étude du dernier trimestre (visible en cliquant ici), s’ils représentent 14,5 % de nos répondants, ils sont 22,3 % de ceux n’ayant pas eu accès aux soins.

 

Pour les personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, 50,6 % ont entre 19 et 45 ans, 26 % ont entre 46 et 65 ans, 10,4 % ont entre 11 et 18 ans          Pour les personnes n'ayant pu trouver de soignant pour des soins liés à la Covid-19, 58,4 % ont entre 19 et 45 ans, 29,5 % ont entre 46 et 65 ans

L’âge est aussi un critère déterminant dans l’accès au soin des personnes vivant avec un handicap, puisque les personnes ayant entre 19 et 45 ans représentent 58,4 % de ceux qui n’ont pu accéder à des soins liés à la Covid-19. On remarque, comme observé dans notre dernière étude, un meilleur accès aux soins pour les personnes ayant moins de 18 ans et celles ayant plus de 66 ans.

 

Pour les personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19, 82,7 % n'ont pas de médecin référentPour les personnes ayant pu bénéficier de soins liés à la Covid-19, 64,2 % n'ont pas de médecin référentPour les personnes n'ayant pu trouver de soignant pour des soins liés à la Covid-19, 96,5 % n'ont pas de médecin référent

Enfin, on ne cesse de remarquer dans les données recueillies par le baromètre Handifaction l’importance cruciale du médecin référent, qui facilite énormément l’accès aux soins. Si seulement 35,8 % des personnes ayant eu besoin de soins liés à la Covid-19 possèdent un médecin référent, 96,5 % des personnes n’ayant pu accéder à ces soins n’en possèdent pas.

 

Handidactique se bat au quotidien pour faire entendre la voix des personnes vivant avec un handicap qui n'ont pas accès aux soins, à travers le baromètre Handifaction. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons aider les plus fragiles à accéder aux soins dans les meilleures conditions. L'épidémie, elle, ne fait pas le tri.

 

Pascal Jacob
Président de Handidactique

Signature de Pascal Jacob