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Handicap et soins infirmiers : les difficultés de traitement

Posté le mercredi 28 avril 2021

Accompagner les personnes en situation de handicap n’est pas chose aisée. Que la déficience soit mentale ou physique, le professionnel de santé doit appréhender la situation en connaissant bien la pathologie ou les conséquences du handicap. Mais ce n’est pas tout, développer des qualités humaines améliore le travail au quotidien. Une grande difficulté de traitement ne doit pas empêcher une approche aussi professionnelle qu’humaine. Sur le terrain, des incompréhensions peuvent apparaître avec pour conséquence une moins bonne prise en charge.

Quelles inquiétudes pour le personnel soignant ?

Séances ou consultations plus longues, actes délicats : pour des personnes en début de carrière, s’occuper de personnes en situation de handicap peut faire peur. De plus, il faut connaître parfaitement les protocoles de soins. Lorsque les professionnels exercent dans une zone où ils ont la possibilité de choisir leur patientèle, il s’avère compliqué de trouver un professionnel expérimenté et volontaire, on trouve notamment l’exemple avec les soins infirmiers et le handicap. Par ailleurs, les professionnels libéraux auront tendance à travailler avec une grande amplitude horaire. Venir trop tôt ou trop tard, en bordure de journée, peut être inadapté à leur situation. Enfin, l’absence de cotations prenant en compte la difficulté des actes opérés peut décourager les infirmiers libéraux.

Outre le temps et les difficultés de traitement, le rôle des aidants doit être intégré et compris par l’infirmier. Les enfants, le conjoint, un ami : l’apport des aidants lors d’un soin infirmier est un atout, que ce soit sur la compréhension du patient que sur la connaissance de la pathologie. Ils discernent parfaitement les réactions du patient, son langage corporel qui peut en dire beaucoup sur son état. Pour un professionnel en début d’exercice, l’intégration d’un tiers dans la relation soignant / patient peut-être mal vécue. Pourtant, la complémentarité du binôme aidant / soignant est fondamentale au bien-être du patient, créant une relation de confiance. De plus, ils apportent des conseils bienvenus, notamment au début de la prise en charge.

Former une équipe autour du patient

Les aidants et les infirmiers ne sont pas les seules personnes qui interviennent régulièrement. Un cercle se forme autour de la personne en situation de handicap : la famille, les infirmiers, mais aussi tous les praticiens spécialisés (kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue…).

La collaboration est le maître mot : il faut la volonté commune de réaliser des soins respectant l’intégrité et le bien-être de la personne vivant avec un handicap. La communication est également centrale. Elle permet de diffuser des informations sur l’état de santé, les progrès éventuels ou les problèmes apparus.

Soin infirmier et handicap : continuer l’effort sur la formation

Accompagner une personne en situation de handicap nécessite des réflexes, une manière d’agir et de communiquer adaptée. L’effort sur la formation des soignants doit être encore accentué. Ces dernières années, la charte Romain Jacob a amélioré sensiblement le niveau d’accompagnement des acteurs de la santé. Il reste cependant du travail pour que les soins sur les personnes handicapées ne soient plus source d’appréhension pour les infirmiers et spécialistes.

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